L’agilité au quotidien

Lors d’un évènement d’entreprise j’ai pu témoigner de mon expérience de l’Agilité en milieu professionnel et … personnel. Pour convaincre une personne, le retour d’expérience est important. Le vécu n’est pas négociable quand il est exposé avec sincérité. Vous ne connaissez pas l’Agilité, encore moins Scrum ? Pas de problème, basculons dans la vie de tous les jours.

L’Agilité prône des valeurs et un mode de fonctionnement. Je vous laisse creuser le concept en détail. Ce qui est utilisable au quotidien est :

  1. Prioriser : ce que l’on veut, ce que l’on doit faire ou faire faire.
  2. Fonctionner par itérations : agir par petits pas pour corriger le cap au fur et à mesure mais de façon régulière, soutenue et soutenable.

Jean-Claude Grosjean, un coach Agile renommé, applique cette méthode pour constituer la liste au père nöel. L’exercice aide à prendre conscience de limites et donc de la nécessité des définir des priorités. On se concentre sur le plus important. Le bon sens fait toujours recette. Voilà pourquoi c’est déclinable à l’infini.

Pour ma part, j’applique le principe de priorisation aux travaux de la maison. Comme pour le père noël, tous les voeux ne pourront pas être exaucés. J’utilise donc un inventaire priorisé des travaux à réaliser. Accessibles à tous, les priorités sont partagées et plus facilement discutées donc comprises.

Mais qu’en est-il du fonctionnement itératif ? Le meilleur exemple est la réunion de chantier. Lors de la construction d’un bâtiment ou d’une rénovation, un point périodique avec tous les corps de métier permet de faire le point sur ce qui a été fait, les difficultés rencontrées et ce qui reste à venir. Si l’électricien annonce 2 semaines de retard alors le plaquiste peut s’organiser (et protester) en conséquence. Les compromis naissent plus facilement. L’aspect récurrent de l’exercice aide à s’adapter et à revoir les priorités si nécessaire.

Vous viendrait pas à l’idée d’inspecter votre maison uniquement à la toute fin des travaux ? Un indice en image.

Weibo-a4

Si tel est le cas, vous risqueriez d’avoir des surprises, plus que si vous aviez suivi le chantier régulièrement. Comme celle d’un radiateur au dessus du canapé 😉 Merci à cette jeune femme et la polémique sur la taille A4 pour cette illustration de ce qui pourrait être un énorme raté.

N’hésitez pas à vous inspirer de votre savoir professionnel pour améliorer votre quotidien dans votre vie privée. Et inversement. Tirer le meilleur de méthodes qui ont fait leurs preuves ne peut être que bénéfique, à vous de les adpater, les customiser pour faire votre life hacking.

 

Guillaume

 

 

 

 

 

 

Home backlog : comment s’inspirer d’une méthode

Les bonnes pratiques sont faites pour être dupliquées. Je me suis donc inspiré de la méthode aile SCRUM et son fameux product backlog. C’est une liste ordonnée et priorisée des sujets à traiter (typiquement dans mon domaine des fonctionnalités logicielles). Le sujet en haut de la pile sera le prochain à être réalisé, le dernier ne verra peut être jamais le jour.

 

A la maison nous avons le Home Backlog. La liste des travaux que nous souhaitons mener à bien.

Home Backlog avant la cérémonie

Chaque ligne est un rang de priorité. Pour les puristes, oui j’ai adapté le modèle. Cette liste est visible de tous en ouvrant un placard. Ainsi on peut facilement expliquer à un adolescent pourquoi sa chambre ne sera pas refaite avant son départ de la maison…à moins de changer les priorités.

Lors de la réalisation d’une tâche, nous effectuons une cérémonie qui consiste à rayer le mini post-it et à inscrire la date. Voici ce que cela donne sur les item JAR (pour jardin) suite à la fin des travaux du paysagiste.

Home backlog mis à jour3 tâches de faite et la 4ème a été dépriorisée. Elle ne correspond plus à notre besoin immédiat ou moyen terme. Elle figue désormais en bas de la pile.

 

Voici 5 bonnes raisons de faire votre propre backlog (voyages, travaux, remise en forme, changement de job, reloking …)

  1. Collaborer. L’outil se prête très bien à des intervenants multiples. Si vous travaillez en équipe, cela permet à chacun de voir le reste à faire.
  2. Communiquer. Les personnes concernées par le projet peuvent constater l’avancement facilement. Dans mon exemple, les 5 membres de la famille.
  3. Prioriser. On se rend vite compte que pour faire il faut faire des choix. Ces choix influencent le reste (à faire).
  4. Pratique. Cet affichage est simple à mettre en place et à manipuler. Du coup ça peut convenir au grand nombre. Pour l’accès à distance, ne vous battez pas avec votre webcal, optez pour une version numérique, Trello.
  5. Boosteur d’efficacité. LE fait de voir le tableau régulièrement (en s’habillant chaque matin pour mon home backlog) entretient la motivation.

N’hésitez pas à vous inspirer de méthodes que vous avez l’habitude d’utiliser à priori dans d’autres contexte.

 

Guillaume

 

Joyeux agileversaire !

Certains pensent que la vie est un jeux sérieux au sens « serious game » : www.lifeisaseriousgame.com. On peut s’inspirer de jeux pour apprendre sur nous même et sur le groupe. Je l’avais fait récemment ici et j’ai décidé de recommencé avec des enfants de 8 ans. Si on prend le temps de jouer au bureau au marshmallow challenge pourquoi pas lors d’une fête entre copains.

Après une chasse au trésor pour se chauffer, l’heure était venue pour les 7 participants de faire 3 équipes et d’essayer en 12 minutes de construire une structure avec un marshmallow à son sommet.

Chasse au tresor

Les règles ont été revu pour diminuer l’esprit de compétition et limiter le temps à 12 minutes. Les participants se sont immédiatement pris au jeu et les échanges aussi riches qu’avec des adultes.
Les prototypes et autres techniques d’assemblages ont démarré immédiatement. Une fois encore différentes écoles s’affrontaient.

Marshmallow challenge essai

Une seule équipe a réussie à faire ternir sa structure. Une deuxième a voulu faire du gold plating et à 5 secondes du gong tout s’est écroulé.

Marshmallow challenge réussite

 

La démarche importait plus que le résultat, comme souvent dans les serious game. Voilà les 5 enseignements du marshmallow challenge d’enthousiastes enfants de 8 ans :

  1. Inclure tous les membres de l’équipe dans la réflexion. Dédier une ressource uniquement au découpage de scotch et ficelle peut faire passer à côté de bonnes idées.
  2. Ne pas en faire trop. Se limiter à l’essentiel et aussi un facteur de succès.
  3. Il n’y a pas 1 solution mais plusieurs pour réaliser des structures de spaghettis avec un marshmallow au somet.
  4. Attention aux ressources. Il n’y a pas d’obligation d’utiliser tout le matériel et à l’inverse les quantités sont limités.
  5. D’une erreur peut naître une solution, un succès. Le hamac à marshmallow est né d’un agglomérat non désiré de scotch. ET hop, la solution émerge.

 

Ces enseignements aurait pu naître au sein d’un groupe d’adultes lors d’un jeu en entreprise. Mais voilà, ils sont l’oeuvre d’enfants de 8 ans.
Alors la prochaine fois que vous faites face à un problème, n’hésitez pas à demander à vos enfants de l’aide.

 

Merci à Iris, Gabrielle, Ferdinand, Matteo, Erwan, Neil et Adrien.

Guillaume

Casser la glace, une histoire de JEux.

J’étais à l’Agile Game Night organisée par Agile Nantes le 29 Mai à Nantes. La soirée étaient basée sur les principes clefs de l’agilité que sont l’auto-organisation et la co-construction.

Parmi les différents jeux proposés par les participants, j’ai été surpris par Dorothée et Grégoire de la société Agile Garden.

Ice BreakerLe pitch était « des petits jeux pour mieux se connaître ». Si la connaissance mutuelle des participants était faible lors de cet évènement, en entreprise celle-ci peut être à renforcer. Voilà les jeux.

 

1ère impression : vous devez remplir un questionnaire sur votre binôme (attribué arbitrairement) sans lui parler. C’est le type de questionnaire que l’on remplit dans des enquêtes marketing. Goûts sportifs, musicaux, loisirs, principaux traits de personnalité, hobbies … Dans un deuxième temps vous exposez à votre binôme ce que vous avez imaginé. Ambiance assurée. Que ce soit farfelu ou que vous tapiez dans le mille (personnalité ou image communément renvoyée), les rires et la discussion seront au rendez-vous. La bienveillance étant la clef du succès.
J’ai eu du mal à formaliser sur papier mes aprioris alors que mentalement j’ai des facilités 🙂 Il me semblait déplacé d’imaginer la vie d’un(e) autre, un stress intense m’a paralysé. J’ai vu cette personne plus stricte qu’elle ne l’est et cette image lui colle à la peau.

Feu de camp : assis autour d’un feux de camp, on se prend à se faire des confidences. Ici le feu est imaginaire et des dés ou des cartes représentant des photos peuvent aider à trouver une idée. Ces accessoires peuvent rendre cocasse le récit. L’orateur n’étant pas toujours aidé par le sort des dés ou des cartes.

Story cubes

 

Ces jeux sont à essayer entre amis ou en entreprise. Dans ce dernier cas il faut un modérateur qui fixent le cadre, les règles et veille à ce que ce soit dans une optique bienveillante.

J’ai passez une agréable soirée. Le plaisir va pouvoir se poursuivre car nous avons des Story cubes à la maison. Je ne le savais pas. C’est le point positif du debrieffing de la soirée en famille. Une expérience peut avoir un deuxième effet positif (ou plus) en la partageant. Merci Hélène.

Si vous voulez qu’on essaye ensemble, faites-moi signe.

 

Guillaume

Velo City 2015 + Agilité + Fail fast

Je suis dans la préparation de ma contribution à Vélo City 2015 en tant qu’exposant. Je souhaitais un format vidéo, celui qui m’est alloué est un poster de taille A0.
Comme le résultat initial devait être un dessin filmé, je n’ai rien à perdre. Le film illustrera mon blog dans la continuité de mon expérience sketch note débutée ici. Et le dessin sera mon livrable pour le salon.

coffee-cup-designer-5251J’ai opté pour une approche Agile dans la création de mon sketch note. Parmi les principes, j’ai choisi « un logiciel fonctionnel est la principale mesure d’avancement » pour essayer le fail-fast à ma façon. Produire le plus tôt possible un produit afin de le présenter à un ensemble d’agilistes (que l’on peut aussi croiser chez Agile Nantes). Leurs retours bienveillants ainsi que ceux de certains proches doivent me permettre d’améliorer le résultat final que je vous le dévoilerai à l’approche du salon, début Juin.

La bienveillance me semblait inoffensive aussi je n’ai pas hésité à partager. La dose de passion, la quantité d’énergie et la tonnes d’attente que j’ai mis dans mon projet ont rendu ces commentaires moins simples à accueillir que prévu. Et c’est bien là le piège. A croire que tout converge vers ce travail sur moi-même entamé il y a quelques temps.  Alors je n’ai pas réagi mais écouté. Et après les différents feedback j’ai envoyé un mail de remerciement (ça aussi ça continue) qui précisait que cet échange n’avait pas été sans difficulté pour moi.

J’ai pris le risque de me dévoiler en avouant ma difficulté à accueillir les « critiques » et en retour j’ai été récompensé. Mes récompenses ont été multiples. Cela a été le point de départ d’une discussion sur le bienfaits du partage quand on n’a, à priori, pas besoin d’aide pour faire. Cette présentation ressentie comme une confrontation, va améliorer le résultat final en y apportant du mieux, du différent.

 

L’itération et la contradiction ont définitivement que du bon.

 

Guillaume

Source photo